À Déma, le 12 février 2026 restera une date marquante. Ce village de la commune de Vavoua, longtemps confronté aux difficultés d’accès aux soins, dispose désormais d’un centre de santé moderne avec maternité équipée. À cette infrastructure s’ajoute une ambulance médicalisée remise à l’Hôpital Général de Vavoua, pour renforcer la prise en charge des urgences dans le département.
La cérémonie de mise en service s’est déroulée en présence des autorités administratives, des élus locaux, des cadres et des chefs traditionnels.

Le maire Kalou Bonaventure a réaffirmé que la santé constitue l’un des axes majeurs de son mandat. Il a expliqué que cette réalisation répond à une nécessité urgente : rapprocher les services de santé des habitants et améliorer les conditions d’évacuation en cas d’urgence.
Il a rappelé qu’une première ambulance avait été offerte en 2024, soulignant ainsi la continuité des actions engagées en faveur du secteur sanitaire.
Estimé à 60 millions de francs CFA, le centre de santé de Déma comprend une salle de consultation, une salle d’accouchement, une maternité équipée d’une couveuse pour nouveau-nés, du matériel de soins de proximité ainsi qu’une pharmacie.
L’objectif est clair : traiter sur place les pathologies courantes comme le paludisme et les affections bénignes, tout en orientant les cas complexes vers des structures adaptées.
En complément, une ambulance médicalisée d’une valeur d’environ 90 millions de francs CFA vient renforcer le dispositif d’évacuation sanitaire de l’Hôpital Général de Vavoua. Un équipement stratégique dans une zone où les distances et l’état des routes compliquent souvent les interventions rapides.
Le directeur départemental de la Santé, Dr Coulibaly Issouf, a salué une avancée significative. Il a rappelé que les populations de Déma devaient parcourir 6 ou 7 kilomètres jusqu’à Vavoua pour accéder aux soins. Désormais, les populations bénéficient d’un service de santé à proximité, conformément aux standards d’accessibilité.
L’impact attendu est particulièrement important pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, cibles prioritaires des politiques de santé publique. La présence de deux infirmiers et d’une sage-femme garantit le fonctionnement effectif du centre.
Les autorités sanitaires ont invité les populations à fréquenter régulièrement la structure, à éviter les accouchements à domicile et à assurer un suivi rigoureux des grossesses.
Pour les habitants de Déma, cette réalisation marque la fin d’un long parcours d’incertitudes et d’évacuation vers d’autres localités. Elle symbolise surtout un pas décisif vers un accès plus équitable et plus humain aux soins de santé.
Bernard Yao

