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avril 6, 2026
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Mévente du cacao : Les producteurs de Kossandji, Danguira, Mopodji…..crient à la misère.

La commercialisation du cacao est devenue une équation difficile à résoudre dans de nombreux villages du département d’Alépé. En effet, depuis la fixation du prix du kg de cacao à 2800 Fcfa par le gouvernement, les producteurs font face à des acheteurs qui, en lieu et place de l’argent, reçoivent plutôt des reçus une fois la vente de leurs produits agricoles effectuée. À Kossandji, Danguira, Mopodji et dans bien d’autres localités, les producteurs de cette culture de rente crient à la misère et appellent à l’aide.

Présentement, tous les magasins sont fermés. Nous n’avons pas les moyens de conserver nos produits dans de bonnes conditions. Nous n’avons plus non d’argent. Si nous sommes face à des situations qui nécessitent de l’argent, qu’allons-nous faire? C’est vraiment dangereux

Achi Mathurin, planteur à Danguira à environ 50 km d’Alépé, explique presqu’au bord des larmes cette situation inédite. « Les producteurs pleurent. En effet, depuis la fixation du prix du cacao, les acheteurs, une fois le pesage fait, délivrent des reçus à la place de l’argent. Et cette situation dure depuis des mois. Actuellement, si un producteur veut avoir son argent cash, il est obligé de vendre le kg entre 2300 Fcfa et 2500 Fcfa avec des pisteurs. Nous sommes endettés. Malheureusement, aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon », déplore-t-il.

Des fèves de cacao au séchage (Photo d’archives)

À Kossandji et Mopodji, les producteurs de cacao sont logés à la même enseigne. Asseu Martin, planteur à Kossandji, dit être très remonté. Il affirme que depuis le mois de novembre 2025, des producteurs continuent d’attendre l’argent, le fruit de leur dure labeur. « Présentement, tous les magasins sont fermés. Nous n’avons pas les moyens de conserver nos produits dans de bonnes conditions. Nous n’avons plus non d’argent. Si nous sommes face à des situations qui nécessitent de l’argent, qu’allons-nous faire? C’est vraiment dangereux », s’est-il lamenté.

En somme, tous les producteurs vivent la galère au quotidien dans presque tous les villages surtout que leur principale source de revenu est la culture du cacao.

 

Une contribution de

Marie Eunice N’guessan

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