Né le 31 mars 1941 à Kabakouma, un village du département de Biankouma dans la région du Tonkpi (Côte d’Ivoire), Robert Guéi est mort assassiné dans la nuit du 19 au 20 septembre 2002 à Abidjan, aux premières heures de l’éclatement d’une rébellion armée contre le régime du Président Laurent Gbagbo.
Il a été inhumé le 2 octobre 2009 à Kabakouma, son village natal en présence du président Gbagbo, du premier ministre Guillaume Soro, du ministre de la Défense Amani N’Guessan Michel et de presidents d’institutions. Notamment MM. Laurent Dona Fologo (Conseil économique et social), Tia Koné (Cour suprême), d’autorités politiques et cadres: Gilbert Bleu Lainé (ministre de l’Éducation nationale), Albert Mabri Toikeusse (président de l’ UDPCI et ministre du transport…)
Ce jour du 2 octobre 2009, de nombreux alliés, notamment les Sénoufo et Gouro étaient à Kabakouma pour soutenir les Yacouba.
33 chefs de villages Gouro et leurs notables étaient dans la loge officielle. Des balafonistes Sénoufo étaient aussi présents.
Robert Guéi est militaire de carrière. Enfant de troupe, il est formé à l’École militaire préparatoire et technique (EMPT) de Bingerville. Ensuite, sous l’administration française à Ouagadougou, et enfin à l’ École normale William Ponty au Sénégal.
En 1963, il rejoint l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (France). Sous-Lieutenant en 1965 puis Lieutenant en 1967 et Capitaine en 1971, l’officier Robert Guéi sera commis à l’encadrement et à la formation des cadres militaires de l’armée à l’École des forces armées (EFA) de Bouaké.
En 1975, il est promu chef de bataillon. Lieutenant-Colonel en 1978, il est admis en stage à Paris.
Promu Colonel en 1980, Robert Guéi est nommé à la tête du Groupement des sapeurs pompiers militaires (GSPM) de 1980 à 1985.
Le 1er août 1991, il est promu au grade de Général de brigade puis Chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI).
En octobre 1995, le général Robert Guéi est nommé ministre des Sports et du Service civique. En janvier 1997, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Fin décembre 1999, le régime du Président Henri Konan Bedié est renversé. Le général Robert Guei est porté au pouvoir jusqu’en en octobre 2000 en tant que Chef de l’État de Côte d’Ivoire. Il perd l’élection présidentielle face à Laurent Gbagbo.
Le 25 février 2001, Robert Guéi crée une formation politique, l’Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI).
Assassiné en septembre 2002, il sera enterré le 2 octobre 2009 à Kabakouma dans un splendide mausolée construit quelques mois plus tôt : Le mausolée Robert Guéi.
Honoré Droh

