En 1896, Samory Touré est dans le viseur de l’armée coloniale française. Traqué, il quitte la zone des savanes du nord de l’actuelle Côte d’Ivoire et va chercher refuge dans le paysage montagneux de l’ouest.
Entre 1897 et 1898, des postes militaires stratégiques sont installés par l’administration coloniale française dans les régions du nord, centre et de l’ouest de la Côte d’Ivoire pour traquer Samory Touré.
Le 29 septembre 1898, il est arrêté à Guélémou par le sergent Brattieres, aidé par des tirailleurs et aussitôt remis au capitaine Gouraud. Samory Touré sera ensuite déporté au Gabon.
Après son arrestation, l’armée coloniale française découvre avec stupéfaction l’arsenal de guerre de Samory Touré. Pour le déplacement de ses troupes, Samory Touré disposait d’un mulet et de 60 chevaux. Son armement comprenait : 20 barils de poudre à canon. 85 caisses de cartouches de divers modèles. 4 fusils modèle « 1886 » avec baïonnettes. 60 fusils GRAS réglementaires. 15 fusils Martini. 600 fusils de divers modèles et 1.000 fusils à silex.
(Extrait du rapport chaudié. Janvier 1899. Mémorial de la Côte d’Ivoire).
Honoré Droh

