« Dans la société traditionnelle Dan, l'arbre est vénéré et la protection de la forêt est un devoir car la forêt sacrée est le prolongement de la case sacrée ; l’endroit où s’exécutent les décisions prises dans la case sacrée ». A déclaré Diomandé Gbagbeu, chef de village de Gbablasso, dans son adresse de bienvenue aux populations et aux autorités administratives venues célébrer, le 24 juillet, la journée de l’arbre.
Pendant la cérémonie dans cette localité située à 10 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, la direction départementale des Eaux et Forêts de Biankouma a rendu hommage aux populations locales qui se sont investies dans la création de la forêt sacrée, un exemple de protection des réserves.
À Biankouma, chaque village a sa réserve de forêt sacrée située à l »entrée ou à la sortie du village. Un enclos qui sert de lieu d’adoration et d’initiation dont l’accès est formellement interdit. « La forêt à Biankouma est en pleine restauration et se porte bien », a affirmé le colonel Franck Kobo.
À Gbablasso, sur une superficie d’un hectare située dans l’enceinte d’un établissement scolaire privé, plusieurs dizaines de plants ont été mis en terre par des notables, chefs de villages et de services et des autorités administratives conduites par Soro Sana, préfet du département de Biankouma.
Dans le bilan des activités dressé à Gbablasso par les Eaux et Forêts de la période de septembre 2023 à la mi-juillet 2026, 37 forêts sacrées d »une superficie moyenne estimée à 2,77 hectares chacune ont été recensées et connaîtront, avec l »accord des sages, une protection accrue et un reboisement intensif.
Durant cette même période, 100 hectares dont exclusivement des flancs de montagnes ont été réalisés dans les sous-préfectures de Gbonné, Blapleu, Santa et Biankouma. Un total de 60.991 plants ont été produits.
À l »horizon 2030, la direction départementale des Eaux et Forêts ambitionne de produire plus de 100.000 plants pour complètement reverdir les flancs des montagnes.
Le fromager l »acajou, le gmelina, le fraké, le teck et l »arbre du ‘Kplé’ constituent les essences forestières exploitées.
Honoré Droh




